Santé masculine

03 avril 2015 A 12:08


Grands hommes impuissants

Grands hommes impuissants

 

L'impuissance est un terme d'origine latine. Il était appliqué pour la première fois dans le poème de Thomas Hoccleve “De regimine principum” et là, il signifiait la manque de la force.

Et dans le contexte de la perte des capacités sexuelles, le terme n'avait été appliqué qu'en 1655 dans par Thomas Fuller dans son œuvre posthume Worthies of England où il a classifié le Pape comme l'impuissant...

Cependant, le problèmes de l'impuissance existait bien avant son classification et l'arrivée des termes pour la signifier.     

L'histoire biblique de l'impuissance

Paradoxalement, la première mention des troubles sexuels se voit dans la Bible, et plus précisément, dans l'Ancien Testament. C'était le roi David qui avait couché avec Bethsabée, la femme de son officier Urie. Quand Bethsabée est tombée enceninte, David, pour masquer son adultère, a envoyé Urie en bataille où le dernier a trouvé sa mort. Afin de punir David pour ce péché, Dieu l'avait rendu impuissant. En époque, le roi incapable de concevoir un enfant, pouvait facilement perdre son royaume. C'est pourquoi les conseillers de David lui ont envoyé la belle jeune fille dans l'espoir de le faire retrouver la puissance. La jeune fille était vraiment belle, mais le roi n'était pas capable de la pénétrer  (selon les livres de Samuel). C'est ainsi qu'un grand roi est devenu le premier impuissant dans l'histoire.     

Pendant des sicècles, il était difficile pour les hommes d'accepter le problème d'impuissance. On chercheait donc des moyens de la combattre. Des anciens avaient leurs remèdes. Des esculapes grecs recommandaient comme le remède des semailles du stramonium et des felurs de fougère mâle – il fallait les avaler et appliquer comme des embrocations et emballages. Les résultats n'étaient pas toujours encourageants, mais les guérisseurs ne capitulaient pas.     

L'impuissance au Moyen-âge

Le changement inattendu dans la conception de l'impuissance s'est passé au Moyen âge, quand les troubles sexuels sont entrés dans la compétence de l'église que dans la compétence de la médecine. Les pères de l'église ont nommé les forces diaboliques comme la cause principale de l'impuissance. En 1486 on a publié le Malleus Maleficarum où il était formulé explicitement que l'impuissance est un résultat des évocations des sorcières. Le livre recommandait des moyens pour le traitement de ce trouble dont le plus efficace était de trouver et tuer la sorcière...

En époque, on publiait aussi d'autres traités avec des conseils pour combattre l'impuissance. Là, il était décrit en détail comment les sorcières arrivaient à jeter des maléfices. Les traités proposaient également des moyens contre ces maléfices: prier constamment, arroser des murs par le sang des chiens et porter du venin des poissons autour de la maison.      

Le scientisme n'est arrivé dans le contexte du problème que vers la fin de XIX siècle. Des médecins et des savants ont commencé à étudier le problème. La première recherche reconnue avait été publiée aux Etats-Unis en 1887 par William Hammond. L'ouvrage avait été intitulé Sexual impotence in the male and female (L'impuissance sexuelle chez l'homme et la femme). Il pensait que la cause principale de l'impuissance est la masturbation et les expériences sexuelles précoces. Plus considérable est l'activité sexuelle d'un homme, plus vite s'épuise-t-il en développant de l'impuissance.   

Comment traitait-on l'impuissance?

En principe, il fallait changer le mode de vie. Cela signifiait pas seulement l'abstinence sexuelle au cours d'une année entière (!), mais aussi le refoulement des idées sensuelles. On recommandait des douches spéciales et des exercices spéciaux. Il importait surtout de ne pas dormir à dos. Pour précenir l'impuissance, Hammond recommandait de ne pas commencer la vie sexuelle avant l'âge de 21 ans, et puis, après l'avoir commencé, il fallait se limiter par 3 actes sexuels par mois – pas plus. Maintenant on connaît que Hammond avait tort, mais en époque ses idées étaient largement acceptées.     

Vers la fin de XIX siècle, des dizaines des constructions anti masturbation ont été brevetées. En principe, elles étaient construites sous la forme des ceintures de chasteté – des capots en métal, mis sur le pénis et les testicules et attachés à la ceinture. Et le traitement de l'impuissance comme telle se constituait en électrochoc appliqué aux organes génitaux. On proposait également de traiter l'impuissance par le massage, la caloripuncture des organes génitaux et flagellation du pénis par des orties.   

Cependant, si l'on revient encore en histoire, il est à noter que l'incapacité d'avoir des rapports sexuels n'était pas toujours considérée comme un problème. Bien au contraire, tous les grands penseurs considéraient comme un problème pas l'impuissance, mais plutôt la vie sexuelle 'normale' de notre point de vue. Pourquoi la sexualité était-elle classifiée comme déviation? Parce qu'elle détournait des recherches intellectuelles. Certains penseurs allaient jusqu'à la castration pour éviter la tentation. 

Origène (185-254)

A l'orée de l'ère chrétienne, la plupart des fidèles essayaient d'éviter la sexualité. Des premiers chrétiens voulaient succéder minutieusement à Jésus, et donc ils se privaient de telles surcharges profane que des biens, des familles et des plaisirs charnels. 

Origène s'est châtré. Il expliquait l'Ecriture, dormait sur terre, jeûnait et n'avait pas des vêtements de recharge. La castration a ouvert à un philosphe la perspective pieuse d'étudier les femmes sans risque de subir la tentation. Peut-être qu'il n'était pas unique dans son dévouement parce que la castration n'était officiellement bannie qu'en 325 lors du premier concile de Nicée.    

La castration s'appliquait pas seulement comme la méthode choisie à son gré pour des recherches spirituelles, mais aussi comme le châtiment, ou pour donner à un homme de certaines qualités nécessaires pour son rôle social – comme par exemple dans le cas des eunuques. Dans ce cas, la castration pouvait même rendre l'homme célèbre – il suffit d'évoquer des chanteurs castrats.  

Pierre Abélard (1079-1142)

Dans la pléiade des intellectules du Moyen âge Pierre Abélard était un des plus célèbres esprits. Il était un philosophe et théologien. Il est tombé amoureux avec Héloïse, la nièce de Fulbert qui, pour venger le déshinneur de la famille (Héloïse était enceinte à l'éoiqye) fait castrer Abélard qui ensuite est devenu un frère convers dans le couvent où il a écrit Histoire de mes malheurs et devenu encore plus célèbre. 

Même sans avoir des troubles organiques ou des traumatismes, l'homme peut bien devenir l'impuissant. Comme l'exemple, on peut évoquer le peintre génial Salvador Dalí. 

Nicolas Boileau

L'opération chirurgicale lui a fallu à l'âge de 11 ans, et comme une des conséquences l'impuissance est arrivée. Et justement par ce problème explique-t-on la sécheresse et la réserve de sa poésie, et les attaques sur l'amour et les femmes. 

Salvador Dalí

Dès la jeunesse, il souffrait des troubles sexuels – des soucis sur la grandeur de son pénis jusqu'à la peur des contacts sexuels avec la femme (le grand rôle ici a joué le livre sur des maladies vénériennes que son père laissait ouvert sur les pages d'illustration pour les raisons éducatives). 

Pendant sa vie entière Dalí avait peur de se retrouver impuissance et l'homosexuel. La masturbation était pour lui le seul moyen de la satisfaction pendant sa vie entière. Cependant l'impuissance – réelle ou imaginaire – est devenue pour lui la source considérable d'inspiration pour beaucoup d'images.   

- la tour. Dalí était fou des tours. Ils communiquait ses mémoires sur ses masturbations en vue du coucher du soleil sur la tour d'église où on l'avait baptisé. Il est intéressant que pour sa nature réservée les contemporains nommaient Gala – la conjointe et la muse d'un artiste – 'la Tour'. Et Dalí a passé les dernières années de sa vie dans son musée 'la Tout de Galathée'.

- mains rouges qui cachent le visage   

C'est une métaphore de la honte. Pour la première fois on la voit sur les toiles de Dalí en 1929 et là elle symbolise la sensation constamment éprouvée par Dalí en raison de sa sexualité. Dès lors, elle apparaît sur plus de 30 toiles du peintre. 

- béquille. Symbôle de l'impuissance. Dalí pensait que tous les hommes illustres étaient impuissants. Ceux qui ont du mal à faire l'amour, ce sont eux uniquement qui sont capables de créer des musiques et des peintures géniales. 

Adolf Hitler

Adolf Hitler était-il impuissant? 

Aux années 30s, des rumeurs couraient en Allemagne que l'ardeur fanatique de leader nazi était expliquée par son impuissance totale. On évoquait la position préférée de fuhrer: debout, avec des mains au bas du ventre. Des quelques femmes qui avaient des contacts intimes avec Hitler, se sont suicidaient, soit ont été tuées par gestapo qui ainsi gardait la réputation de fuhrer.   

L'impuissance était toujours considérée comme honteuse pour l'homme. C'est pourquoi les ennemis de Hitler (qui ne lui manquaient pas) lui toujours amputaient ce problème. Cette version s'est fortifiée selon les mémoires d'un des proches de Hitler. Il a témoigné que Eva Braum, étant sortie de la chambre de fuhrer après la première nuit avec lui, a écarté les bras et secoué la tête. 

Mais cette version n'a pas de preuves officielles. On disait que le fuhreur avait des troubles chroniques à cause d'une testiculé éliminée, mais encore – pas de preuves ni de témoignages officielles.  

Erich Maria Remarque

La version sur l'impuissance de Remarque s'est imposée à la base de son roman avec Marlene Dietrich. A l'époque, ils étaient presque de même âge: Dietrich avait 36 ans, et Remarque – 39. Tous les deux étaient illustres. Tous les deux étaient Allemands. Tous les deux souffraient de ce qui se passait en Allemagne. Tous les deux étaient surpris de l'amour arrivé aussi subitement. Et le matin Remarque a confié: je suis impuissant.  

Leur roman durait 3 ans. Ils se voyaient rarement, et des longues séparations. Pendant ce temps, leur 'poème' en lettres s'est écrit. On ne connaît pas si Erich Maria Remarque était vraiment impuissant, mais ses relations platoniques ont été la source de maints beaux textes.

Ernest Hemingway

Un des écrivains les plus mâles de XX siècle qui a incarné dans ses écritures l'idéal de la virilité, souffrait souvent des pannes sexuelles.

Lors de l'intimité, Hemingway n'aimeait pas des préservatifs. Il préférait de faire l'amour avec celles qui étaient 'prêtes à risquer'.  C'est parce qu'avec des préservatifs, sa sensibilité baissait.

Lors de l'acte sexuel, l'écrivain avait souvent des troubles et parfois même souffrait de l'impuissance causée par le stress constant...

L'impuissance est un problème complexe qui touche pas seulement le corps mais aussi l'âme. C'est pourquoi des maints exploits et réussites des hommes illustres peuvent être partiellement expliquées par leurs échecs dans la vie intime.

A propos: la médecine aujourd'hui n'utilise pas de terme 'impuissance'. On parle aujourd'hui des troubles érectiles dont le problème se résolut facilement à l'aide de Cialis, sa version de Cialis générique, Levitra ou Viagra. Il y a beaucoup de raisons qui puissent provoquer les troubles érectiles, mais dans de nombreux cas il suffit d'apprendre le prix du Levitra prix et puis d'en acheter pour résoudre ce problème.

Saviez-vous que...

La psychonalyse offre la notion de sublimation. Qu'est-ce que c'est? C'est quand l'énergie sexuelle, sans trouver la réalisation directe dans la sexualité (en cas d'impuissance, par exemple), s'incarne sous d'autres formes – dans la littératire, l'art, la science. C'est ainsi qu'on explique partiellement les réalisations des grands impuissants.

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Eric Vigier

Eric est né à Strasbourg où il a accompli ses études supérieures à la Faculté de Médecine à l'université de Strasbourg. Dès son enfance il avait un rêve: il voulait aider les gens, et il a réalisé son rêve ayant devenu le médecin. Maintenant il travaille sur notre site en pigiste et publie des articles concernant des sujets différents. Les amis d'Eric l'estiment comme un homme sincère et candide. Il passe son temps libre avec sa famille. Il se passionne de la littérature aussi: dès son enfance il écrit des petites nouvelles qui était publiées aux revues d'école et d'université.

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